Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus
spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du
désastre. Aujourd'hui, je sais aussi qu'elle illustre, comme tant
d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du
silence."
Après No et Moi et Les Heures souterraines,
Delphine de Vigan nous propose une plongée bouleversante au cœur de la
mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les
secrets les plus enfouis. Ce sont toutes nos failles et nos blessures
qu'elle déroule ici avec force.
Marianne Epin réussit cette
performance de donner autant d'intensité aux souvenirs lumineux
qu'évoque Delphine de Vigan que de profondeur aux silences qui les
entourent, et peut-être en dénoncent l'éclat trompeur.